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Adhésion du salarié à la CRP : obligation d’information du salarié
Adhésion du salarié à la CRP : obligation d’information du salarié
Dans les entreprises de moins de 1 000 salariés, en cas de licenciement pour motif économique l’employeur doit proposer au salarié d’adhérer à la convention de reclassement personnalisé (CRP). Cette proposition a lieu lors de l’entretien préalable ou à l’issue de la dernière réunion de consultation des représentants du personnel.
Le salarié dispose d’un délai de 21 jours pour accepter ou refuser celle-ci. La Cour de cassation a considéré que le salarié qui accepte la CRP peut contester le motif de licenciement (Cass. soc. 5 mars 2008, n°07-41964). Pour ce faire, l’employeur est tenu d’indiquer au salarié par écrit le motif économique de licenciement (Cass soc. 27 mai 2009, n°08-43137). A défaut le licenciement sera qualifié de licenciement sans cause réelle et sérieuse.
La question posée à la Cour portait sur la forme que doit revêtir cette information et sur le moment de celle-ci.
La Haute Cour nous indique dans ces deux arrêts du 14 avril 2010 qu’en cas d’acceptation par le salarié d'une CRP, l'employeur doit en énoncer le motif économique :
Lorsqu'il n'est pas possible à l'employeur d'envoyer cette lettre avant l'acceptation par le salarié de la proposition de convention, il suffit que le motif économique soit énoncé dans tout autre document écrit remis ou adressé à celui-ci au plus tard au moment de son acceptation.
A défaut, le salarié pourra obtenir des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Cass. soc. 14 avril 2010, n° 08-45399
Cass. soc. 14 avril 2010, n° 09-40987
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